Galerie de l'Exil : Galerie d'art virtuelle

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Bienvenue sur la Galerie de l'Exil

Galerie virtuelle d'art moderne et contemporain.

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Qu'est-ce que la Galerie de l'Exil ?

Galerie d'art moderne et contemporain à Paris

La Galerie de l’exil a été créé en 2011 par la société Perifi, filiale du Groupe LocaSystem International. La Galerie de L’Exil avait pour vocation de réhabiliter les artistes étrangers exilés à Paris, qui ont souvent vécu une vie de bohème chaotique, parfois dans le dénuement total, mais qui ont laissé leur empreinte dans la vie artistique et culturelle de leur époque. Ces oubliés de l’histoire de l’art, souvent, sont retournés dans leur pays d’origine, et ont pu connaître, sur la fin de leur parcours, une notoriété, petite ou grande bien méritée. La Galerie de L’Exil est là pour réhabiliter ces exilés mal connus en dehors de leur pays d’origine qui ont aimé Paris à une époque ou elle était la capitale des Arts. Il nous parait normal que la Galerie de l’Exil, rende un hommage à ces exilés dont le talent exacerbé par la souffrance et privation constituent leur seul point commun. Aujourd’hui la Galerie de l’Exil qui était située 18 avenue Matignon 75008 Paris, est devenue une importante galerie virtuelle ou elle expose en permanence plus de 1000 œuvres de créateurs, artistes, sculpteurs, de toutes origines, vivants ou décédés, ce qui constitue un panorama assez complet de l’histoire de l’art depuis le milieu du XX -ème siècle à nos jours.

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Georges-Henri Pescadère

Œuvres (photos):
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Biographie de Georges-Henri Pescadère

 

G-H Pescadère naît en pleine guerre le 7 mai 1915 au 5 rue Tolain à Paris dans le XXème arrondissement. Son père, d’origine pyrénéenne, est fonctionnaire de police. Sa mère est issue d’une famille d’agriculteurs de Monthyon en Seine-et-Marne. Elle a des goûts littéraires et artistiques. G-H a quelques souvenirs de cette période de guerre. La fin de la guerre et une promotion du père permettent à la famille de déménager pour le 31, boulevard de Charonne, à cinq cents mètres de là. Quel changement ! Du balcon du 5ème étage, son frère aîné Raymond et lui observent la vie du quartier et s’en délectent.. Une fois par mois, la famille se rend au cirque, parfois à l’Opéra Comique et régulièrement au Musée du Louvre.

 

G-H n’et pas seulement un citadin. Il passe ses vacances à Monthyon chez ses grands parents où il participe aux travaux des champs avec son oncle et ses cousins. La vie rurale simple et laborieuse l’enchante. Un jour, Roberta, une amie du village, l’entraîne dans l’atelier de son père et lui fait découvrir les sculptures en acier de Julio Gonzalez.

 

Certificat d’étude en poche, G-H Pescadère intègre avec difficulté l’Ecole Supérieure d’Arts Appliqués Germain Pilon à quatorze ans. Elève moyen jusqu’alors, il devient un sujet brillant. Durant quatre ans, il s’initie aux arts plastiques, à la décoration, à l’architecture et surtout à la publicité.

 

Son ami Lucien Fontanarosa l’incite à le rejoindre à l’Ecole Nationale des Beaux Arts où il est reçu en section peinture dans la classe de Lucien Simon. Il loue un petit atelier au 41 rue de Seine. Ce sont des années de solitude et de tristesse. Il trouve l’enseignement beaucoup trop théorique et académique. Il fréquente Yves Brayer, Georges Rohner et Claude Venard. Alexandre Trauner l’embauche parfois comme assistant décorateur de ses films. Il se forme également dans l’atelier du célèbre graphiste Adolphe Cassandre.

 

Un jour sa mère, Aline, passe le chercher rue de Seine et l’entraîne à une exposition de peintures qui défraie les chroniques artistiques. Le peintre est présent et les accueille : Pablo Picasso, en personne. G-H affirme avoir plus appris au cours de cette matinée qu’au cours de deux années de Beaux-Arts.

 

Lors du conseil de révision, lui le terrien, l’amoureux des longues marches avait souhaité être versé dans les chasseurs alpins. C’est à Brest qu’il est convoqué et bientôt affecté à bord du cuirassé Dunkerque pour deux années de voyages (Antilles et Dakar). Libéré deux ans plus tard, il reprend ses activités muséales avec l’ami Rivière. A nouveau affecté sur le « Dunkerque », il y fait la guerre jusqu’en juillet 1940.

 

Il faut maintenant survivre durant l’occupation. Il travaille à la librairie Rive-Gauche, rue de Rennes, qui sert de quartier général au réseau de résistance « Corvette ». Il en fait partie et loge même quelques membres à Neuilly. Il y fait connaissance d’Anne Wemaëre, sa future compagne.

 

Le 16 juillet 1944, la Gestapo envahit son immeuble et y capture les résistants. Commencent alors ce que Georges Henri Pescadère nomme pudiquement les « voyages aléatoires ». Les prisonniers sont conduit au 84 avenue Foch pour interrogatoire. C’est la prison de Fresnes et les camps de concentration de Dora, d’Ehlrich puis de Bergen-Belsen.

 

Le 1er mai 1945, Gare du Nord, curieusement il neige. Dans son pyjama rayé barré du matricule 77023, Georges-Henri avance lentement vers une autre vie et, d’une manière surprenante, sans haine aucune. Il est  l’unique survivant du réseau Corvette.

 

La vie reprend peu à peu son cours et la belle Anne Wermaëre devient Anne Pescadère en 1946. De cette union naissent deux garçons, Marc en 1947 et Roch en 1949. Il faut nourrir la famille. Il fonde la société anonyme « Alliance d’Arts Graphiques ». Il met à profit ses talents et bénéficie de l’essor des « trente glorieuses ».

 

Il  ressent le besoin de peindre, exutoire ou échappatoire, et les toiles commencent à s’entasser dans l’atelier. Pas d’exposition ni de vente : « je ne peins pas pour vivre, je vis pour peindre » répète-t-il. Il rencontre Max Ernst à la galerie Drouin. Il se lie avec Henri Michaux. Mais en peinture, c’est toujours Picasso qu’il admire le plus, sa révélation d’étudiant, son initiateur.

 

En 1951, Georges-Henri et Anne découvrent le village de Bormes-les-Mimosas et en deviennent amoureux au point d’acheter une maison dans la rue principale. Le second étage devient l’atelier d’été face à la mer et aux îles. Autre coup de cœur, Curel près de Sisteron, dans les Alpes de Haute Provence, où il acquiert en 1962 une maison nommée Savacane. Au début des années 70, si l’esprit est toujours alerte, les séquelles de la déportation se font de plus en plus sentir et l’obligent à abandonner son activité professionnelle. Désormais le couple Pescadère vit surtout à Bormes et passe l’été à Curel où la chaleur est moins forte.

 

Georges- Henri consacrera le reste de sa vie à peindre et mettra ses talents au service de sa commune d’adoption au sein de l’association « Sauvegarde du Vieux Bormes ». Il participera alors à la restauration de la chapelle Notre Dame de Constance, de l’église Saint Trophyme, puis à celle de la maison Taïeb qui après refonte complète devient le Musée Municipal Arts et Histoire.

 

Sous la pression d’amis, la seule exposition de son vivant est organisée à Hyères, du 20 novembre au 9 décembre 1985. Elle remporte un beau succès, mais Georges-Henri exècre les mondanités ; il refuse toute nouvelle présentation au public. Il peint désormais tous les après-midi. Ses motifs favoris sont la femme, en portrait ou en nu, les paysages de Bormes ou de Curel, et les natures mortes. Il travaille directement sur toile ou sur panneau, sans dessin préparatoire et, par modestie, signe et date toujours au verso. L’homme a du tempérament et un grand cœur, sa peinture le reflète.

 

Usé physiquement, Georges-Henri Pescadère meurt le 7 novembre 2003.

 

D’après Michel Guillemain